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XXIVe Rencontre du Réseau thématique « La traduction comme moyen de communication interculturelle » : |
PROGRAMME
LIEN D’ACCÈS AU COLLOQUE
Sujet :
L’amour – compris comme « sentiment de vive affection pour quelqu’un ou quelque chose » (cnrtl) – n’est pas ce qui vient naturellement à l’esprit quand on parle de la traduction ou du traducteur. Dans l’imaginaire commun, la première est copie infidèle, et surtout, imparfaite d’un original sans faute, et le second est un traître (traduttore traditore). Si l’on cherchait à leur associer un sentiment, ce serait plutôt la méfiance… Le discours contemporain sur la traduction conteste, certes, cette image, en soulignant de plus en plus fort que traduire, c’est créer – valorisant ainsi le traducteur et son œuvre de traduction –, mais des avis tels que celui de Douglas Hofstadter (« We basically are taught – both by omission and by commission – to ignore, forget about, and disrespect translators », Le ton beau de Marot) ou la sixième thèse sur la traduction (« La traduction est un petit métier, les traducteurs sont le prolétariat littéraire », Emily Apter, Zones de traduction) décrivent une situation qui semble encore d’actualité.
Cependant, depuis des siècles, il y a ceux qui traduisent, et ils ne le font généralement pas sans amour – pour l’œuvre originale, pour la langue, pour le métier... – ; il y a aussi ceux qui ont recours à la traduction, parfois avec beaucoup d’amour – pour un auteur qu’ils n’auraient jamais découvert sans le traducteur, pour l’ingéniosité de celui-ci, qui force parfois l’admiration... Enfin, les traducteurs ont affaire à l’amour dans leur travail, car il est omniprésent dans la littérature
La XXIVe rencontre du Réseau thématique La traduction comme moyen de communication interculturelle sera consacrée à la réflexion sur les différents rapports qui s’installent entre les trois éléments évoqués dans son titre : l’amour, le traducteur et la traduction.